
Nous étions donc a Santiago, a partager une de ces bonnes bouteilles de vin chilien, un vin de plus en plus prisé a travers le monde.
Et ce n'est pas nous qui dirons le contraire ! Nous aurons largement contribué au commerce de ce beau et bon produit ! Car il faut bien avouer que de Santiago du Chili a Mendoza, ou nous avons retrouvé le sol argentin, en passant par Valparaiso, notre periple aura été placé sous le signe de la bonne bouffe et de tout ce qui va avec.
Mais bref, nous nous devions de profiter de toutes les bonnes choses que nous offraient ces deux beaux pays que sont le Chili et l Argentine !
D'ailleurs nous n'avons pas grand chose d autres a dire sur ces 3 étapes de notre voyage :
- Santiago, la capitale tranquille ou il semble faire bon vivre, et notre petit quartier coloré et animé de Bellavista ou il fait bon boire un grand litre de bière (celle-ci ne se vendant pas en plus petit contenant) a la terrasse d un des nombreux bars de l avenue Pio Nono.
- Valparaiso, la boheme aux multiples couleurs et aux nombreuses collines tournées vers la mer, dont beaucoup semblent tomber amoureux au permier coup d oeil, mais qui restera simplement pour nous une jolie ville cotière.
- Et Mendoza, plus petite et plus tranquille encore, au pied du célèbre Aconcagua, plus haut sommet andin, ou nous avons aimé nous reposer autour de bons repas, sans oublier cette journée passée à faire le tour des bodegas en vélo et a deguster les differents vins de la région, dont nous percevions plus la moindre différence a la fin de la journée. Pour les connaisseurs, une sorte de petite percée du vin argentin !
Puis fut venu le temps de quitter Mendoza.
Grace a deux francais rencontrés dans les bodegas autour d un petit verre de vin, nous tenions notre bon plan de dernière minute.
Direction Bariloche et rencontre avec Ariane, une hollandaise expatriée depuis de nombreuses années en Argentine et passionnée de nature et de chevaux. Elle nous emmenera passer 3 jours dans l'estancia d'une amie, au fin fond de la steppe patagonienne, pour nous faire partager l expérience « gauchos ».
En France, on dirait l experience « bergers », mais ca sonne moins bien.
Et puis le berger argentin est un cavalier qui surveille des troupeaux de 6000 tetes (plus ou moins) eparpillées sur des espaces sauvages aussi vastes qu une region de chez nous.
C'est donc pour partager le quotidien de ces gauchos que nous sommes partis passer 3 jours chez Cristina.
Au programme : balade a cheval pour compter et repérer les betes, partager du maté avec la famille de Don Léon (très authentique !), voisin le plus proche situé a 1 heure de marche, preparation de l asado dominical (sorte de Mechui) et préparation de plats traditionnels au coin du feu.
Un vrai regal ! et une superbe experience, sur laquelle nous n'avons néanmoins pas trop le temps de méditer car un train nous attend. Et quel train!
Le tren Patagonico est une curiosité, un Ovni des transports en commun locaux, un rescapé de l epoque des chemins de fer sud américains sur lesquels passaient des trains sans fin menés lentement mais surement par une locomotive diesel a la face d acier très massive.
Il sillonne une fois par semaine la Patagonie, sur 2 bouts de ferraille qui auraient vite fait de diparaitre si rien ne venait les dépoussierer, voire les déterer, chaque samedi et dimanche.
C´est ainsi que chaque semaine le calme patagonien est rompu : les vaches sont priées de se sortir de la voie ferrée et une poignée de gares fantomes se font réveiller et se remplissent de vie le temps du bref passage du mythique Patagonico.
Nous nous sommes sentis très chanceux de nous trouver au bon moment, a cet endroit, et d'avoir pu monter a bord du train retour qui a mis 17h pour nous amener a Viedma sur la cote Est.
Demi journée agréable et ensoleillée a Videma, au bord du Rio Negro, petite trève au milieu de notre longue remontée vers Buenos Aires et notre dernière étape ou nous esperons passer un peu de bon temps sur les plages uruguayennes.
Aux 17h de train viendront donc s'ajouter 12h de bus pour arriver a BA, puis 3h de bateau pour traverser le Rio de la Plata, jusqu'à Colonia en Uruguay, pour finir par 7h de bus pour atterir a Punta Del Diablo, a l'extreme est uruguayen, non loin de la frontière brésilienne.
C est là que nous sommes actuellement dans une petite cabane en bois au bord de la plage, a profiter non pas du soleil et de la chaleur car en retard a notre RDV, mais qu´importe, nous profitons de la vie paisible de ce joli petit village de pecheurs (qui aurait pu inspirer Uderzo (ou Gosciny on sait plus) pour son village d'irreductibles gaulois), et de notre chouette cabane tout confort ou détente et repos sont de mises.
Demain, nous repartirons pour un dernier week end a Buenos Aires.
Malheureusement nous devrions louper le match du Boca dimanche soir a cause d une stupide question d'avion... mais a voir... il serait quand meme dommage de louper un match a la Bombonera!!
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